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Intégralité émission faram facce avec Cheikh Ahmadou Kara Mbacké à Darou Mouhty

faram facceintégralité émission faram facce avec Cheikh Ahmadou Kara Mbacké(officielle) Amir Sultan Bamba Fepp a Darou Mouhty.

 

 

 

 

 

 

VIidéo :

 

(vidéo) émission taneef sur la chaine Walf Tv avec le Général KARA

émission taneef sur la chaine Walf Tv avec comme invité Cheikh Ahmadou KARA Mbacké.

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Sortie de Cheikh Ahmadou Kara Mbacké sur la chaine TV5

Sortie de Cheikh Ahmadou Kara Mbacké sur la chaine TV5:

 

 

 

 

Vidéo

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(LCS) émission Dérriere Le Miroir avec Cheikh Ahmadou KARA Mbacké

Cheikh Ahmadou KARA Mbacké invité de l'émission derrière le mirroir de la chaîne télévisé LCS avec le journaliste producteur Amadou Diouf.

Interview de Cheikh Ahmadou Kara Mbacké accordé au quotidien le messager

Interview de Cheikh Ahmadou Kara Mbacké Noreyni accordé au quotidien le messager:


Serigne Modou Kara Mbacké a plusieurs casquettes. Son statut de guide religieux ne gène en rien l'exercice de sa mission en tant que responsable politique. Il se refuse le titre de politicien, préférant plutôt celui d'homme politique. Dans cet entretien, il nous livre ses impressions sur la marche du pays. Aussi, invite-t-il les sénégalais à se respecter mutuellement et à s'imprégner davantage des enseignements de Serigne Touba.
l'audio sera bientôt disponible
 
Vous nous revenez d'un séjour que vous avez effectué en Egypte. Quel était le but de ce voyage ?

Je vous remercie de vous être déplacé jusqu'à moi pour m'interviewer, même si c'est votre travail que vous faites. Ma dernière visite au Caire ne rentre pas dans le cadre de la mélodie divine. Il se trouve simplement que l'Egypte est un carrefour culturel. J'en ai profité pour rendre visite à d'éminentes personnalités intellectuelles dans les universités. J'ai rencontré donc des étudiants et nous avons échangé sur la voie du Mouridisme, chemin tracé par Serigne Touba..

Rappelez-nous un peu pourquoi vous avez créé la musique divine ?


Vous savez, le bien a la particularité d'effacer le mal. Le Seigneur ne nous a pas envoyé sur terre pour que nous nous amusions. Même si ceux qui passent leur temps à s'amuser considèrent qu'ils exercent un métier, nous les rejoignons dans leur distraction (la musique), en faisant dans l'équilibre. Nous enseignons à travers la musique divine les bienfaits qui peuvent servir ici et à l'au delà. C'est pour enseigner les choses utiles en amenant les populations à distinguer les bons côtés des mauvais. C'est la recherche de l'équilibre qui nous guide. Nous parlons de mélodie divine en ce sens que les chants renvoient à la spiritualité.

Donc c'est une variété musicale qui n'admet pas les danses obscènes ?

Vous savez, il y a plusieurs sortes de danses. Il y en a qui sont acceptées, tolérées. Par contre, il y a certaines danses qui charrient des pêchés, celles là sont obscènes, elles sont prohibées. Dans tous les cas, Serigne Touba nous a indiqué ce qu'est le rythme et ce qu'est la mélodie. Alors, si l'on ne peut pas retenir les frémissements de son corps, qu'on sache au moins qu'on ne danse pas de la même manière au paradis qu'en enfer. La mélodie divine colle beaucoup plus à ce que font les personnes qui sont au paradis. C'est une musique douce, mais qu'on ne danse pas en couple, serré comme avec les morceaux de slow.

Vous avez récemment rendu une visite mémorable (Ziarra) au khalife général des Mourides. Quel était le sens de ce déplacement ?

Le Ziarra pour nous, est une recommandation de Serigne Touba. Maintenant si vous, en tant que communicateur, considérez certains actes qui ont été manifestes à l'occasion de la visite que nous avons rendue au khalife général Serigne Bara Mbacké, vous verrez toute une symbolique. C'était un jour rempli de symboles. Même la ceinture que je portais renvoyait à un symbole, les objets qui l'ornaient étaient d'une valeur inestimable. Vous savez, Serigne Touba nous a recommandé de perpétuer les visites que nous rendons aux personnes que nous aimons. Serigne Touba nous a également appris à être modeste et à nous soumettre en tant que Talibé. C'est ce que nous avons fait à l'occasion de ce Ziarra à El Hadji Bara Mbacké.

Généralement, dans le cas d'espèce, les présents sont des enveloppes financières. Mais vous, vous avez remis à Serigne Bara 1111 bouteilles de parfum. Quel est le sens de ce cadeau ?

1111, c'est 4. Quand il fondait Touba, Cheikh Ahmadou Bamba avait installé 4 Jewrign et créé 4 Daara (Ecoles coraniques). C'est cela le Bâtine de quand il était à la 4ème position du temps des colons ( on l'appelait N° 4). C'est ce bâtine qui a fait que l'indépendance du Sénégal est fêtée le 4ème jour du 4ème mois de l'année. Par ailleurs, les anges qui portent Haraas sont 8 (2fois 4). Donc, 1111 est un nombre significatif. Le parfum est un produit du paradis. C'est donc pour satisfaire le Khalife que nous avons fait ce geste.

Vous êtes guide religieux et homme politique. Sous chacune de ces deux casquettes quel regard portez-vous globalement sur les événements sociaux qui se déroulent sous nos yeux ?

Là, je fais encore référence aux enseignements de Serigne Touba qui veut que les personnes liées par le sang ou la même patrie doivent cultiver les principes de solidarité et de loyauté. Ces personnes là doivent s'aimer, se respecter. Les partis politiques sont nombreux et divergents au Sénégal. Mais, il est de l'intérêt du pays que tout le monde regarde dans la même direction. Que l'intérêt collectif prime sur tout. Serigne Touba disait que

« la paix est pour celui qui suit le droit chemin». Tous les dérapages partent du non respect de ces principes-là.

Les gens sont en train de parler des prochaines élections mais le préalable c'est de demander au bon Dieu qu'il nous accorde la possibilité d'arriver aux élections. En tant que croyants, nous devons d'abord prier pour la paix. Que les uns et les autres conjuguent leurs efforts dans le sens de développer ce pays plutôt que de parler de leurs promotions sociales à travers des élections. Je ne peux pas parler personnellement de chaque responsable politique. Mais, en tant que guide religieux, je crois pouvoir dire que les différents candidats gagneraient d'abord à prier pour que le bon Dieu leur accorde la paix et la santé.

Pensez-vous que le statut de guide religieux est compatible avec celui d'homme politique ?


Ces deux dimensions correspondent exactement aux mêmes fonctions que les pieds gauche et droit. Quand on n'est pas handicapé, on se déplace avec ses deux pieds. Le spirituel et le temporel doivent évoluer parallèlement. Depuis le temps des colons, cela a toujours été comme ça.

Il est actuellement beaucoup question de la relance du dialogue politique. Quelle lecture en faites-vous ?

Je trouve que l'appel au dialogue politique est une belle initiative, d'où qu'elle vienne. Si c'est un guide religieux qui a déclenché la procédure du dialogue nous estimons que c'est normal car cela fait partie de ses missions dans la société.

Mais là, on ne vous a pas senti dans la mission de facilitateur du dialogue. Pourquoi ne vous êtes-vous pas auto saisi ?

C'est comme une voiture. Le chauffeur conduit pour tous les passagers. Nous saluons l'initiative du guide religieux qui a amorcé la manœuvre.

Vous êtes du camp présidentiel ?

Disons que je ne me réclame d'aucun camp. La raison tient au fait que je ne suis pas un politicien. Comme vous l'avez dit, je suis un homme politique. Par conséquent, j'ai une position transversale. Je suis équidistant vis-à-vis de toutes les chapelles politiques. Si j'étais un politicien, je pourrais être reconnu comme appartenant à un camp ou à un autre. Mais, comme homme politique, je suis de tous les camps.

Quand je parle à Serigne Modou Kara, l'homme politique, il est bien du camp présidentiel ?

Non ! Je n'en fais pas partie. Certes, je parlais et agissais pour le compte du camp présidentiel. Mais, actuellement, j'observe une pause. Vous comprenez que si j'étais du camp présidentiel, j'y aurais des responsabilités. C'est justement parce que je n'en fais pas partie que je n'occupe pas de responsabilité.

Vous êtes en train de me dire que le Pvd, votre parti n'est pas un allié du camp présidentiel.

Le Pvd a collaboré avec le camp présidentiel mais cela remonte du temps de Macky Sall. Depuis le départ de ce dernier du gouvernement, je ne suis associé en rien dans les activités de la mouvance présidentielle.

Quelle lecture faites vous du 10ème anniversaire de l'alternance qui vient d'être fêté.

Chaque jour, les gens célèbrent des anniversaires. Le problème est de savoir si c'est opportun ou non. Si cette fête a été organisée pour magnifier les réalisations de Wade, il n'y a pas de problème. Me Wade a réalisé bien des choses. Seul Dieu peut tout faire.

*JE PREPARE UNE IMPORTANTE SORTIE

Vous reconnaissez là qu'il y a bien eu des réalisations ?

Bien sûr que les réalisations existent. Tout le monde en est convaincu, même moi qui ne sors pas beaucoup, je sais que Me Wade a réalisé bien des choses pour le Sénégal. En tout cas les résultats des 10 ans sont encourageants…J'avais décidé de ne même pas parler de ça au cours de notre entretien. Parce que j'envisage de faire une sortie, le moment venu pour parler plus amplement des questions politiques. Sous peu, je ferais une importante sortie dans ce domaine (rires)… C'est une question d'opportunité. Laissez moi encore un peu de temps.

Nous nous en voudrions de ne pas aborder ces questions avec vous…


Je n'ai pas peur des questions des journalistes. J'habite avec une de vos consœurs depuis 20 ans. Donc, les questions des journalistes ne peuvent pas me déranger.
 
Vous voulez dire que votre épouse Sokhna Dieng vous encadre bien dans ce domaine ?

Non pourtant, parce que souvent elle prend la défense de ses confrères. Vous savez, dans votre corporation, vous êtes très soudés.

Quand vous suivez aujourd'hui la nature des relations entre l'opposition et le pouvoir, qu'avez-vous envie de dire à la classe politique ?

Les valeurs de référence de nos hommes politiques viennent de l'Occident, de gens athées. Or, au Sénégal les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba doivent servir de référence. C'est parce qu'ils ne s'inspirent pas des écrits du fondateur du mouridisme que les acteurs de la scène politique rencontrent des difficultés.

Que pensez-vous de la candidature de Me Wade pour 2012 ?

Je crois que c'est à lui d'en parler parce que c'est lui qui a présenté sa candidature. A mon niveau, je serais enchanté de répondre à la question de savoir si moi Modou Kara je serai candidat.

J'en viens, mais pour le moment, intéressons nous à la candidature annoncée de Me Wade…

D'accord ! Mais je vous rappelle que j'ai déjà demandé aux Sénégalais de faire de Me Wade un président à vie.

Maintenant, objectivement et là, c'est Modou Kara, pas le citoyen ordinaire qui parle; dans mon fort intérieur, je souhaite que Me Wade réussisse plus que ses devanciers. Et ce souhait me vient du fond du cœur. C'est un bon président. Il est brave et dynamique. La dernière fois quand j'appelais au Palais, il faisait 22 heures passées et le président était toujours à son bureau.

Il me semble que vous connaissez bien Me Wade

Lui aussi, il me connaît. Mais, il faut plutôt dire que nous nous connaissons. Quand il le veut, il est nuancé ou très précis. J'ai appris beaucoup de choses de lui. A ses côtés, je suis devenu un autodidacte. Il me connaît très bien (rires…).

Ce que je n'apprécie pas c'est le jeu de dames dans lequel il veut me mêler alors que moi, je préfère le regarder jouer avec les autres. En tout cas, je l'estime beaucoup parce qu'il est différent de Senghor le poète et d' Abdou Diouf, le technocrate. Lui, Me Wade par contre est certes un bon politicien mais, c'est un vaillant travailleur. Il n'a pas d'égal dans ce domaine là, malgré son âge.

Il Vous arrive souvent de prédire les résultats d'élection. Qu'en sera t-il pour 2012 ?

Là, je vous demande de patienter encore un peu.

Pour ça, vraiment nous insistons

Avant que je ne me prononce sur 2012, je dois d'abord terminer un travail avec le grand rassemblement de la jeunesse.

*On m'a menacé ; j'aurai des problèmes en 2010

Donc nous mettons cette question en stand by


C'est ça. Juste après les prochaines vacances, je serais vraiment en mesure de vous parler clairement des élections de 2012. je vous parlerai beaucoup de l'avenir politique du Sénégal. Je crois en ce que les Rawanes me montrent. Ils m'ont montré beaucoup de choses intéressantes sur l'avenir politique du Sénégal . J'en ferais des révélations après les prochaines rentrées scolaires.

Et personnellement, des forces mystérieuses m'ont appris que moi, Modou Kara, j'aurai des problèmes en 2012. Mais, je n'y crois pas parce que simplement je prends tout ce qui m'arrive du bon côté. Si je porte cette menace qui est d'ordre mystique, à la connaissance du public par presse interposée, c'est parce que j'ai déjà pris les devants en confiant à Cheikhoul Khadim mon avenir.

Est-ce que vous pouvez approfondir davantage ce que vous dites là ?

Ce que je vous dis là relève de la spiritualité, je vous en ai simplement révélé une petite partie.
*Pour remplacer Me Wade je choisis Karim


En tant qu'homme politique, quelle type de relation avez-vous avec la Génération du Concret ?


Je ne sais pas grand chose de la Génération du Concret mais, pour son leader, Karim Wade, j'avoue que je l'estime beaucoup. D'abord parce qu'il est un talibé de Serigne Touba comme son père. Le respect et l'estime que je lui voue se sont accrus quand son père m'a dit que c'est un garçon très brave et travailleur.

Je remarque que vous avez de l'estime pour karim Wade. J'ai lu dans la presse que vous demandiez à Me Wade de vous confier Karim pour le coatcher.

Non, je ne l'ai pas dit comme ça. Ce sont les journalistes qui ont amplifié mes propos. J'avais simplement dit qu'il était différent des autres politiciens. Lui, il est encore politiquement vierge. Parmi les potentiels candidats qui veulent remplacer Me Wade au Palais, c'est sur Kaim que je porte mon choix.

Ces derniers temps, il y a eu des scandales financiers dans des structures publiques qui ont ému plus d'un. Comment vous les analysez ?

L'argent public, on ne s'amuse pas avec. Il y a des chartes qui vont avec la gestion des deniers publics. Quiconque outrepasse ces chartes là doit rendre compte à la justice. C'est cela les principes qui font marcher une société. Notre justice, certes est différente de la justice divine. Mais nous avons des principes que tout le monde se doit de respecter. Les scandales que l'on voit un peu partout procèdent du manque de respect des enseignements de Serigne Touba. Respectons-nous, aimons-nous et ne soyons pas envieux. Si nous faisons de ces principes là notre code de conduite, nous nous en sortirons aisément.

Qu'en est-il de vos relations avec les autres responsables politiques ?


Ceux de l'opposition m'ont catégorisé parmi les proches de Me Wade, ils ne me fréquentent pas, moi aussi, je m'occupe de mes activités. Même ceux qui sont du régime actuel ne me fréquentent pas beaucoup par manque de temps.

Je me rappelle que vous étiez très fréquenté notamment par les gens du parti socialiste.

Oui, cela se passe comme ça à l'approche des élections (rires…). Aussi, il faut dire qu'il y avait beaucoup de rencontres que moi-même je provoquais.

Beaucoup de Sénégalais pensent que l'ère des consignes de vote que les marabouts donnaient est révolue. Est-ce votre sentiment ?


Oui, il faut reconnaître que les gens ont dépassé ces histoires de consigne de vote. Seulement, pour ce qui est du pouvoir législatif, nous avons convenu d'y jouer pleinement notre partition.

Vous voulez dire que vous travaillez à prendre possession du pouvoir législatif ?


Comme vous le dites si bien, nous n'allons plus laisser ce pouvoir là aux autres. D'ailleurs, à l'occasion du dernier Magal, j'en ai parlé à Borom Darou. Il faut que les familles maraboutiques au sens large, prennent possession du pouvoir législatif. Même si je quittais ce bas monde, cette idée continuera à faire son chemin. Nous allons prendre possession du pouvoir législatif. Nous voulons à travers notre démarche, montrer aux politiciens que les pouvoirs spirituel et temporel ont l'obligation de cheminer ensemble. Nos Talibés, parce qu'ils sont instruits, parce qu'ils en ont les capacités physiques et morales, doivent désormais siéger à l'Assemblée nationale et au Sénat.

En général notre jeunesse traverse une crise de valeurs. Comment participez-vous au changement des comportements ?


La mélodie divine que nous avons créée participe à cela. Quand les jeunes écoutent la musique de la mélodie divine, nous en profitons pour passer les messages sur les enseignements de Serigne Touba.

Nous allons fêter le 4 avril prochain le cinquantenaire de notre République. Quel est votre message en perspective des 50 ans à venir ?

Pour les 50 prochaines années, si nous voulons que le Sénégal décolle à tous les niveaux, il est impératif que Touba ait un statut spécial. L'Etat du Sénégal doit donner un statut spécial à Touba comme Médinatoul Mounawara en Arabie Saoudite et le Vatican en Italie. Chaque pays a un cœur. Le cœur du Sénégal c'est Touba. Toute cette problématique là va se jouer au niveau du parlement. Si les Talibés de Serigne Touba sont majoritaires à l'Assemblée, il est évident qu'il y aura beaucoup de propositions dans ce sens (rires…).

N'oubliez pas qu'on est encore en République et qu'il y a des choses qu'on ne peut pas faire.

D'accord ! Mais n'oubliez pas que chaque époque correspond à des situations nouvelles. Ce que je dis là, n'a rien à voir avec un Etat islamique.

Propos recueillis par Moustapha SYLLA
 
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Interview de Cheikh Ahmadou Kara Mbacké accordé au quotidien L'Observateur

 

INTERVIEW DE CHEIKH AHMADOU KARA MBACKE ACCORDE AU QUOTIDIEN L'OBSERVATEUR

Soudain, il déboule sa moyenne silhouette, le sourire aux lèvres. Très à l’aise dans son grand boubou blanc, il tient sa canne argentée et fait face à son imposant piano doré. Un piano pas comme les autres, car il est représenté sous la forme de la maquette de la grande mosquée de Diourbel.

 Et quand il appuie ses frêles doigts sur les touches, de belles sonorités envahissent les oreilles. Mais quand il parle de la politique et de la situation du pays, ses mots virent à la catastrophe. Serigne Modou Kara Mbacké ne mâche pas ses mots dans cet entretien où il révèle l’état de ses relations avec Wade, ses convictions actuelles et son point de vue sur des faits d’actualité comme l’affaire Tfm, Bara Tall…

 

 Depuis quelque temps, l’on a constaté une certaine agitation inhabituelle de votre part avec des sorties et des annonces permanentes. Qu’est-ce qui l’explique ? 

C’est plutôt un dynamisme. L’explication est simple : toute chose à son temps, c’est comme les informations que vous livrez aux lecteurs au moment qu’il faut. Il est du devoir de chaque citoyen de faire le point de la situation de sa démarche et de son pays, surtout quand ce citoyen est un responsable et, de surcroît, un guide religieux comme moi. Seulement, le vocable marabout est tellement galvaudé au Sénégal qu’à l’évocation de ce nom, les gens pensent plus à l’éducation islamique qu’au rôle qu’il doit jouer dans la vie de son pays. C’est pour jouer notre rôle que s’inscrit le regain de dynamisme de notre part, mais aussi il s’agit de préparer le rassemblement au cours duquel nous devons faire la lumière sur beaucoup de choses. A mon avis, il y a des points qui, dans le passé, n’ont pas été bien compris. D’où la nécessité, au sein du mouvement «Silkoul Jawahir», dirigé par mon frère Mame Thierno Birahim Mbacké, de nous rappeler de certains principes en partant des bases référentielles alors édictées par Serigne Saliou Mbacké. Ce devoir de rappel est plus nécessaire en ces moments de la vie. Cela va nous permettre d’échanger sur la situation nationale du pays. 

On ne peut pas évoquer la situation nationale du Sénégal sans parler de la politique…
 

(Il coupe) Absolument pas ! C’est lié à la politique.
 

Donc, vous êtes toujours en train de mettre progressivement en place
la Coalition du siècle en vue de la prochaine Présidentielle ? 

La coalition du siècle est une stratégie. On a constaté que la plupart des Sénégalais ne se retrouvent pas dans le jeu politique tel qu’il est développé dans le pays. Dans le but de ratisser le plus large possible, nous avons mis en place le parti (Pvd) pour ceux qui sont intéressés par la politique et, pour ceux qui veulent s’activer dans le social, on les rassemble au sein de
la Coalition nationale du siècle. Ce sera un mouvement social qui viendra renforcer le parti en cas de besoin et vice-versa. C’est comme les deux jambes dans un même corps. Elles se complètent. 

N’est-ce pas là un plan secret que vous avez mis en place pour mieux préparer
la Présidentielle. 
C’est ça. Vous avez tout compris. «Dankou fanaanal la.» Je ne vous dirai pas si c’est pour
la Présidentielle ou pour autre chose, mais c’est bien un plan secret. Je puis vous dire qu’il ne s’agit pas d’un seul coup, mais de nombreux coups qui seront assénés en même temps. 

Pour qui et contre qui ?
 

Ce sera pour l’intérêt exclusif du Sénégal et des Sénégalais. Parce que je n’ai vu aucun pôle politique actuellement qui défend les intérêts du pays et des Sénégalais. Ni du côté du pouvoir ni du côté de l’opposition.
 

Et même du côté de Me Wade ?
 

Je ne vois pas l’intérêt du pays avec lui. Je ne vois cet intérêt que du côté de la vérité. Je veux dire par là, la vérité relative.
 

Y a-t-il un lien entre cette vérité que vous évoquez et le Parti pour la vérité et le développement (Pvd) ?
 

C’est là où je veux en venir, car le c’est seul le Pvd qui accepte de gouverner le pays avec un système politique bien de chez nous. Nos références sont enseignées par un fils du pays : Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul.
 

Si l’on comprend bien, votre déclaration de candidature pour 2012 est déjà faite ?
 

(Il rit) Ce sont les jeunes qui le disent. Ce sont ces messages qu’ils véhiculent et ils en ont le droit. Il faut se rappeler que le Pvd est un parti de régulation. Notre rôle est d’observer afin de dire ce qui va et ce qui ne va pas. Mais nous n’avons pas pu jouer notre rôle parce que nous avons été liés par celui qui dirige (Ndlr : Abdoulaye Wade) de par son âge et son appartenance à Serigne Touba. C’est pour ces raisons que le parti n’a pas joué son rôle à cent pour cent. Nous étions aussi ligotés par respect à une recommandation de Serigne Saliou.
 

Quelle est cette recommandation ?
 

Serigne Saliou m’avait dit un jour : «J’ai toujours prié pour que votre alliance avec Abdoulaye Wade soit une réalité. Je ne voudrais pas que ce qui détériore vos relations provienne de vous.» C’est un secret que personne ne savait.
 

Vous disqualifiez tous ceux qui sont sur le terrain politique dans la recherche de solutions aux problèmes des Sénégalais…
 

Ils peuvent avoir des solutions, mais ce sont les systèmes politiques dont ils se réclament qui ne sont pas adaptés à notre contexte. Le libéralisme, le socialisme, le communisme etc. ne résolvent pas les difficultés des Sénégalais.
 

Quelle alternative proposez-vous ?
 

Le Mouridisme au sens large du terme. Il suffit de voir la vitesse avec laquelle Touba se développe pour s’en rendre compte. En plus, Serigne Touva nous a donné les solutions à tous nos problèmes. Il nous faut les appliquer. Il est temps de nous débarrasser de l’héritage des Blancs, parce qu’il n’a pas servi à grand-chose. Nous n’avons pas la même culture. Serigne Touba a dit que «la peau noire ne compte pas, c’est l’esprit qui est important».
 

C’est comme si vous encouragez Me Wade dans sa volonté qui lui est prêtée de rompre avec
la France ? 

Il peut conserver ces relations, mais il doit croire davantage à lui et au Sénégal. Pour être clair, Abdoulaye Wade ne doit même plus parler de politique, il doit décrocher. Nous, qui l’avons soutenu au nom de Serigne Touba, souhaitons qu’il finisse en beauté.
 

Dans un passé récent, vous priez pour qu’Abdoulaye Wade soit un Président à vie. Aujourd’hui, vous le disqualifiez dans la gestion des affaires du pays. Qu’est-ce qui a changé entre-temps ?
 

(Il sourit) Il est fatigué et ne veut pas l’admettre. Un brave n’accepte, ni ne reconnaît, jamais qu’il est fatigué. Il y a des gens qui sont avec lui pour le seul exercice du pouvoir, ils ne le décourageront jamais, ils ne vont jamais lui conseiller de se retirer. Pourtant, s’il réussit à mettre en place un gouvernement d’union nationale, il pourra faire comme Senghor et sortir par la grande porte et laisser un homme de confiance continuer le mandat. Il faut qu’il ait confiance en cet homme, car il a des projets, il a une famille et des proches à qui l’on reproche beaucoup de choses.
 

Comme son fils…
 

Comme le fils est compétent et est un citoyen, il peut aspirer…
 

Vous reconnaissez la compétence de Karim Wade ?
 

Je pense que… Ah… (Il ne termine pas la phrase). Je ne suis pas proche de lui au point de pouvoir le juger. Je sais qu’il fait des va-et-vient et l’on dirait qu’il se débrouille bien. (Il éclate de rire).
 

Pourtant, le Président tient à vous, vous lui êtes proches…
 

(Il coupe). Je me suis ouvert à lui, mais il m’a tourné le dos. C’est cela la vérité. (Il éclate de rire et dit : On est jeudi, je savais que vous me feriez dire des choses graves. «Gorgui sama goor la» [Le vieux est mon ami].) (Puis il continue sur un ton sérieux et plus ferme) Je le répète, il s’est détourné de moi. Je prends les anges à témoin.
 

Qu’est-ce qui vous oppose ?
 

Rien. C’est ce qui l’oppose à tout le monde qui nous oppose. C’est lui le problème, mais on me l’a confié pour que je le défende… (Il ne continue pas la phrase et éclate encore de rire). Mais les jeunes sont libres de se prononcer. Ils font des mises en garde et des menaces. Comme c’est Serigne Saliou qui nous lie et je ne peux rien contre lui, moi aussi j’ai mes façons de faire. Ce sont mes sorties.
 

Les jeunes mettent en garde, mais vous semblez faire des menaces avec les révélations annoncées sur l’assassinat de Me Babacar Sèye.
 

Je ne l’ai jamais dit et je n’en dirai rien parce que c’est un événement dépassé. Je détiens des documents originaux sur nombre d’évènements qui se sont produits dans le pays, mais il n’est pas de mon devoir de révéler des secrets d’Etat. Modou Kara ne doit pas le faire. Même si je savais quelque chose sur cette affaire, il ne me revient pas de le dire. Il en est de même pour l’affaire Khadim Bousso, l’agression de Talla Sylla, entre autres.
 

Nous ne sommes plus loin de
la Présidentielle, en tant qu’observateur de la scène politique, quelles sont les forces et faiblesses des différents pôles qui se sont déjà exprimés ? 

A mon avis, les élections ne peuvent plus rien régler au Sénégal. Je tiens à le dire solennellement. Il n’y a que la vérité qui peut nous apporter le salut. Nous devons avoir des dirigeants qui posent des actes nobles et qui tiennent compte des recommandations de Dieu. Ce ne sont pas des élections et des querelles politiques qui peuvent apporter des solutions aux préoccupations des populations.
 

Qu’est-ce que vous proposez ?
 

D’abord, il ne faut pas qu’on parle de démocratie. Ce principe ne nous concerne pas. Ce que je dis ne concerne que moi, peut-être que c’est spirituel, mais il faut reconnaître que je ne peux pas penser autrement. Prenez l’exemple de l’Arabie Saoudite.
 

Vous prônez la monarchie ?
 

Non, pas à cent pour cent. Je suis pour un gouvernement d’union nationale avec des personnalités dont on est sûr qu’ils travaillent pour le pays. Que le choix soit fait loin des critères d’appartenance politique ou d’une autre considération partisane. Que seul le critère de compétence prévale.
 

Est-ce que c’est parce que vous n’êtes pas pour la démocratie que vous avez choisi votre épouse pour vous succéder à la tête du Pvd ?
 

Je l’ai choisie, mais ce n’est pas facile pour elle. Vous savez que c’est une journaliste comme vous, elle ne se laisse pas faire, mais je sais comment gérer toujours la situation.

Il est beaucoup question, ces temps-ci, de la brouille entre Wade et Youssou Ndour au sujet du projet de la télévision du Groupe Futurs Médias. Comment l’avez-vous analysée ?
 

Youssou Ndour est un citoyen. Et d’après les informations qui m’ont été rapportées, je crois plus en ce qu’il dit qu’à ce que dit l’autre (Wade). Ses arguments sont plus convaincants. Il s’y ajoute que Youssou Ndour ne m’a jamais raconté des histoires, contrairement à l’autre qui vous dirige et dont je me méfie. Sur ce rapport, c’est à sa version que je me fie. En plus, il peut être le ministre de
la Culture dans le gouvernement d’union nationale que j’ai ébauché. C’est lui que j’ai proposé, car il est fort d’une expérience de plus de 30 ans dans ce domaine. 

S’agissant de Bara Tall, on doit tout faire pour sauver son entreprise qui emploie des centaines de pères de famille. C’est un vœu qui m’est très cher. D’ailleurs, ce sujet fera partie des douze points que je vais aborder lors du rassemblement de samedi.
 

Pour revenir à votre idée de gouvernement d’union nationale, y a-t-il des places pour les leaders de l’opposition ?
 

J’ai pensé à certains d’entre eux, comme Ousmane Tanor Dieng, Macky Sall, Abass Bâ, Ibrahima Sall. Les deux derniers nommés sont de ma famille.
 

NDIAGA NDIAYE & HAROUNA FALL
 
Source L'Observateur

 

 

 

 

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Droit de réponse à Mamoudou Ibra KANE

 

 

Droit de réponse à Mamoudou Ibra KANE

Au Magal de Touba qui a été la 115ème, j’y étais. Serigne Modou Kara y a tenu, comme souvent, une conférence de presse. J’y étais également. C’est pour cela que j’estime avoir un droit de réponse à Mamoudou Ibra Kane qui n’y était sûrement pas, puisqu’il parle d’une 125ème édition qui aura lieu dans dix ans !

Pour lui, dire la vérité, c’est menacer et demander un statut spécial de Touba pour le bien du Sénégal est un écart de langage.

En tant que directeur de radio, au lieu de nous mettre la bande-son, il s’est contenté étrangement de nous la commenter à sa façon et ….par écrit, comme si ses auditeurs étaient si enfantins qu’il leur refuse tout droit d’apprécier d’eux même le discours de Serigne Modou Kara MBACKE. Pourquoi, à chaque fois qu’il s’agit du Général Kara, certains de nos journalistes et intellectuels perdent aussitôt raison, raisonnement et mesure ?

Mamoudou, je peux comprendre que tu ne puisses maîtriser ni même connaître la fabuleuse et exceptionnelle histoire de Serigne Touba, qu’on n’étudie pas sur les bancs de l’école néocoloniale que tu as fréquentée malgré toi, mais de pousser ton ignorance jusqu’à ne pas savoir que Touba est un titre foncier, c’est trop!

Qui dit titre foncier, dit forcément domaine privé. Et Touba l’a été depuis bien avant l’indépendance du Sénégal et l’avènement de la République, c’est-à-dire au temps des colons. Lorsqu’on commémore le Magal, sache que c’est pour fêter la naissance dans l’indépendance de la communauté mouride, qui est célébrée depuis 1895 jusqu’à nos jours. Et cela continuera jusqu’à la fin des temps, puisque telle est la volonté du Seigneur Tout-Puissant.

La France (indivisible), qui nous a apporté son modèle de République dans ses baluchons de colonisateur, a Monaco sur son territoire, qui n’est qu’un simple rocher 400 fois moins grand que Touba. Il y a aussi l’exemple d’Andorre qui est au sein du Royaume démocratique d’Espagne.

Donc, Mamoudou, veux-tu nous faire croire que seuls nos anciens colonisateurs sont assez intelligents pour tolérer des territoires autonomes, et rester indivisible. Dans ce cas, ferais-tu partie de ceux qui pensent que la raison est hellène, et seulement hellène ? Pourquoi persister à défendre le patrimoine de l’ancien colon et bouder ce que Cheikh Ahmadou BAMBA nous a gracieusement offert, et qui ne peut être que l’excellence ? N’est-ce pas un manque de raison?

Non, Mamoudou, peut-être es tu un baudet comme tu le dis toi-même, mais tu n’as pas blasphémé, et on ne te tuera point. C’est tout simplement que tu n’as rien compris du tout. Certains, portant les séquelles d’aliénation et de lavage de cerveau pensent que nous ne devons rien hériter d’autre en dehors de ce qu’ils ont laissé. Ceux-là croient tristement que la solution à nos problèmes ne peut venir que d’ailleurs, et que le modèle occidental est l’unique et le parfait. Jamais un modèle ne sera conçu pour nous et par nous, d’après eux. L’envisager est hors de question. Comment comprendre cet auto-mépris ?

Effectivement, tu ne t’es pas trompé. Justin n’est pas Kara. L’un est journaliste-politologue qui analyse (mieux que toi) et commente l’histoire. L’autre, un Guide spirituel révolutionnaire qui innove (ce que tu n’as pas compris) et fait l’histoire.

C’est vrai aussi que la Casamance n’est pas Touba. Elle est une région indivisible, habitée par différentes ethnies du Sénégal.

Et je te rappelle Mamoudou, que Serigne Modou Kara n’a jamais parlé d’extraire Touba du corps du Sénégal dont il en est même le cœur. Comme dans l’organisme humain. Mais au contraire de prendre soin d’elle, c’est-à-dire de lui reconnaître ce statut qui permettra au Sénégal de mieux se porter. En tout cas si j’étais un journaliste ou un intellectuel (surtout un bon), je trouverais ridicule, injuste et même honteux que Touba reste toujours plombé au statut de communauté rurale. Ce qui ne l’empêche pas de dépasser toutes les autres villes du pays, et par son étendue et son pouvoir d’achat. Où est le génie de nos intellectuels dans tout cela ?

A l’instar d’une locomotive, Touba aiderait les autres régions à bouger pour se frayer un chemin enfin vers le développement. C’est cela la vérité ! Mamoudou, le discours du Général Kara est loin de celui de la division et de la menace. A tout Seigneur tout honneur ! Serigne Touba est Spécial, ainsi que tout ce qui lui appartient. Il y va même de notre honneur de Sénégalais. C’est peut-être ce que Mr Bécaye a compris avant toi en disant ce qu’il a dit : « Touba, affaire bi fii la ».

Et pourquoi selon toi, ce n’est qu’au Sénégal que l’Incomparable doit être comparé ? Egaler l’inégalable. Bizarre non ?

Et cette malheureuse phrase de ton article, je cite : « La déclaration de Kara, aux antipodes de l’appel bien inspiré pour un retour à la paix en Casamance du Khalife Général Serigne Bara MBACKE, a de quoi donner des sueurs froides », me pousse à te conseiller de travailler ta mémoire et de bien mener tes enquêtes. Moi c’est ton ignorance de l’histoire de ton propre pays qui me fait frissonner. Car combien de fois le Général de BAMBA a envoyé des émissaires en Casamance, ou reçu des responsables du Mfdc, à Dakar comme à l’étranger, sans avoir besoin de médias. Je suis personnellement témoin de la visite de Mr Kourouma SANE au Général de BAMBA à l’hôtel Raphaël en octobre 2005 à Paris.

Et puis, que sais-tu des rapports entre Serigne Kara et le Khalife des mourides qui a été le premier à signer dés son lancement, la demande de deux millions de signatures aux sénégalais « pour le soutenir dans sa mission pour l’avenir de notre Sénégal » indivisible. Aussi, pour la dernière fois Mamoudou, je te rappelle que Serigne Modou Kara n’est plus depuis longtemps le Président du Mouvement Mondial pour l’Unicité de Dieu. Tu me suis ? Il en est juste le Guide moral qui le supervise. C’est Mame Thierno MBACKE NOREYNI qui le préside.

La seule façon qu’il te reste pour me démentir devant nos respectables compatriotes à qui tu dois la bonne information, c’est de mettre la bande de la conférence de presse aux grandes heures d’écoute. Tout refus de diffusion sera retenu contre toi, et tu seras « l’écarteur de langage ». A bon entendeur……

 

Ousseynou CISSE dit “Aras “

Écrivain autodidacte